Agbeyomé Kodjo : « Je me battrai jusqu’au bout du bout »


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Cela fait pratiquement huit mois que l’ancien Premier ministre togolais Agbéyomé Kodjo a perdu au scrutin présidentiel face au candidat du parti UNIR, Faure Gnassingbé. Contraint de s’exiler en raison d’un mandat international émis contre lui, le candidat de Mgr Kpodzro ne compte pas ainsi tourner cette page. Dans un entretien accordé au média L’Afrique Aujourd’hui, il réitère de vouloir mettre tout en oeuvre pour que les institutions puissent reconnaître sa victoire.

 

Agbéyomé Kodjo, depuis son exil, réclame toujours sa victoire qu’il aurait obtenue lors de l’élection présidentielle du 22 février dernier. L’homme politique qui est actuellement dans un bras de fer avec la justice togolaise ne se fait pas discret. Il envoie un message fort dès qu’un canal lui est ouvert. L’ancien Premier ministre a encore contesté la réélection du Président Faure Gnassingbé dans son entretien avec L’Afrique Aujourd’hui.

 

« L’élection présidentielle ne peut avoir qu’un gagnant. Je suis le véritable vainqueur de l’élection présidentielle de 2020. Les Togolais et Togolaises, qui ont massivement porté leur choix sur ma modeste personne, ne demandent qu’une chose : que leur volonté de voir s’opérer un changement au sommet de l’État soit respectée », tels sont les propos d’Agbéyomé Kodjo recueillis par Clément Yao.

 

Le « président autoproclamé » du Togo, malgré son éloignement du territoire, nourrit toujours l’ambition de faire reconnaître sa victoire. « Pour ma part, je suis plus que jamais debout, déterminé à aller arracher le pouvoir d’État et à l’exercer. Je me battrai jusqu’au bout du bout, au nom de la promesse que j’ai faite à celles et ceux qui m’ont fait confiance. J’en paie le prix, mais je suis fier du combat que je mène », a fait savoir le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement.

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Le candidat malheureux de Mgr Kpodzro s’est également prononcé sur la tentative de négocaition initée par le pouvoir afin de lui faire accepter les résultats proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

 

« Il s’agissait, en réalité, d’une proposition indécente de marchandage du suffrage populaire, assorti d’un deal de reconnaissance de la victoire apocryphe du vaincu, contre la promesse du poste de Premier ministre, de même que des avantages pécuniaires. Une vile entreprise que j’ai, bien entendu, balayée du revers de la main. Ce qui me vaut l’acharnement judiciaire dont je suis l’objet », a poursuivi Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo.

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Ne disposant d’aucun institutionnel, l’homme politique ambitionne, tant bien que mal, de porter « avec gravité la responsabilité de faciliter cette alternance voulue par le Peuple au sommet de l’État ». Pour ce faire, il ne compte que sur la force du peuple étant donné que les institutions et les chefs d’Etats semblent lui avoir tourné le dos. Selon lui, cette lutte afin de faire reconnaître sa victoire est le « destin d’un Peuple qui a massivement indiqué ».

 

En exil et délaissé par les premières instances qui pourraient faire valoir sa lutte, Agbéyomé Kodjo garde toujours son optimisme et avoue qu’il ne regrette aucunement son combat. « C’est une mission, un combat de toute une vie. Je suis plus que jamais déterminé à conclure ce combat qui, en réalité, est une mission générationnelle. Si je tombe, la relève poursuivra. Je ne suis pas seul », a confié le « président démocratiquement élu ».

 

L’intégralité de l’interview est disponible sur L’afrique Aujourd’hui.

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