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Affaire des passeports: Benalla mis en examen pour faux et usage de faux
27/07/2020 à 12h27 par La redaction

Alexandre Benalla est soupçonné d’avoir utilisé du papier à en-tête de la présidence pour se procurer un passeport de service. Il a été mis en examen pour faux et usage de faux document administratif, selon nos informations.

L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron Alexandre Benalla a été mis en examen, le 11 février 2020, pour faux et usage de faux document administratif, a appris Mediapart de source judiciaire.

M. Benalla est soupçonné d’avoir utilisé du papier à en-tête de la présidence de la République pour se procurer un passeport de service. Le faux et usage de faux document administratif est réprimé de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. Les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et à 100 000 euros d’amende lorsque l’infraction est commise par une personne chargée d’une mission de service public agissant dans l’exercice de ses fonctions.

Contacté, Alexandre Benalla nous a répondu : « Je vous affirme n’avoir jamais été l’auteur d’un faux. » 

Le nom d’Alexandre Benalla, ici en février 2019, apparaît aujourd’hui dans sept enquêtes judiciaires. © Jacques DEMARTHON / AFPLe nom d’Alexandre Benalla, ici en février 2019, apparaît aujourd’hui dans sept enquêtes judiciaires. © Jacques DEMARTHON / AFP

Cette mise en examen supplétive fait suite au dépôt d’une plainte de son ancien supérieur hiérarchique, le préfet François-Xavier Lauch. Entendu comme partie civile par les juges en avril 2019, l’ancien chef de cabinet d’Emmanuel Macron avait, selon nos informations, préalablement sollicité l’accord du président de la République pour porter plainte contre Alexandre Benalla.

Interrogé, François-Xavier Lauch, qui vient d’être nommé directeur adjoint du cabinet du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, n’a, pour l’heure, pas répondu à notre sollicitation.

Placé en garde à vue le 18 janvier 2019 à la suite des révélations de Mediapart sur l’utilisation d’un premier passeport diplomatique pour voyager en Afrique et Israël après son départ de l’Élysée, l’ancien adjoint du chef de cabinet du président de la République avait déjà été mis en examen pour « usage public et sans droit d’un document justificatif d’une qualité professionnelle ».

 

Il n’avait en revanche été placé que sous le statut intermédiaire de « témoin assisté », entre la convocation comme simple témoin et la mise en examen, au sujet des accusations d’usage de faux formulées pour la première fois par le directeur de cabinet du président de la République Patrick Stzroda. « Donc nous sommes très très contents ce soir », avait réagi, au sortir du bureau du juge d’instruction, l’avocate d’Alexandre Benalla, Me Jacqueline Laffont.

Convoqué devant la commission d’enquête sénatoriale, M. Stzroda avait expliqué le 16 janvier 2019, sous serment, avoir découvert qu’Alexandre Benalla était un « un monsieur qui visiblement utilise régulièrement des faux pour obtenir un certain nombre de titres officiels ».

Le directeur de cabinet avait notamment affirmé que la demande d’un second passeport de service, seulement découverte à la suite de la publication de Mediapart, selon la présidence, aurait été faite par Alexandre Benalla au ministère de l’intérieur grâce à une lettre à en-tête du chef de cabinet de l’Élysée, mais « dactylographiée » et non signée. « Nous soupçonnons une falsification faite par M. Benalla », avait déclaré Patrick Strzoda.

En mars 2019, Mediapart avait également pu identifier d’autres documents produits par l’ex-proche collaborateur d’Emmanuel Macron sur lesquels planent des soupçons de faux (lire ici). Questionné à l’époque sur ces éléments, Alexandre Benalla n’avait pas souhaité nous répondre.

Outre le fait qu’il nie être l’auteur d’un faux, Alexandre Benalla nous dit aujourd’hui ceci : « Je constate que les violations du secret de l’instruction se poursuivent. J’ai toujours reconnu l’erreur, manifestement banale, ayant consisté à utiliser les passeports diplomatiques qui m’ont été restitués après mon départ à l’Élysée à des seules fins de fast track. J’ai choisi de remettre à la justice, par l’intermédiaire de mon conseil, tous les passeports restés en ma possession. » 

Dans un entretien accordé au JDD en décembre 2018, Alexandre Benalla s’était déclaré « satisfait que la justice puisse désormais mettre un terme aux rumeurs et aux insinuations qui courent sur [son] compte »« J’ai peut-être eu tort de me servir de ces passeports. Mais je tiens à dire que je ne l’ai fait que par confort personnel, pour faciliter mon passage dans les aéroports. En aucun cas je ne les ai utilisés pour mes affaires. Je ne vois d’ailleurs pas à quoi ils auraient pu me servir… », avait-il déclaré.

Deux ans après l’éclatement de l’affaire Benalla, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron est concerné par sept enquêtes différentes :

  • Les violences du 1er Mai : information judiciaire en cours (lire ici) ;
  • Le « selfie » armé : information judiciaire en cours (lire ici) ;
  • Les passeports diplomatiques : information judiciaire en cours (lire ici) ;
  • Les contrats russes : enquête préliminaire en cours (lire ici) ;
  • L’absence de déclaration auprès de la HATVP (Haute Autorité pour la transparence de la vie publique) : enquête préliminaire en cours ;
  • Les soupçons de « faux témoignage » devant la commission d’enquête du Sénat : enquête préliminaire en cours (lire ici) ;
  • Les soupçons d’« entrave à la manifestation de la vérité » et de disparition du contenu des coffres : information judiciaire en cours (lire ici).

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Alexandre Benalla est soupçonné d’avoir utilisé du papier à en-tête de la présidence pour se procurer un passeport de service. Il a été mis en examen pour faux et usage de faux document administratif, selon nos informations.

L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron Alexandre Benalla a été mis en examen, le 11 février 2020, pour faux et usage de faux document administratif, a appris Mediapart de source judiciaire.

M. Benalla est soupçonné d’avoir utilisé du papier à en-tête de la présidence de la République pour se procurer un passeport de service. Le faux et usage de faux document administratif est réprimé de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. Les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et à 100 000 euros d’amende lorsque l’infraction est commise par une personne chargée d’une mission de service public agissant dans l’exercice de ses fonctions.

Contacté, Alexandre Benalla nous a répondu : « Je vous affirme n’avoir jamais été l’auteur d’un faux. » 

Le nom d’Alexandre Benalla, ici en février 2019, apparaît aujourd’hui dans sept enquêtes judiciaires. © Jacques DEMARTHON / AFPLe nom d’Alexandre Benalla, ici en février 2019, apparaît aujourd’hui dans sept enquêtes judiciaires. © Jacques DEMARTHON / AFP

Cette mise en examen supplétive fait suite au dépôt d’une plainte de son ancien supérieur hiérarchique, le préfet François-Xavier Lauch. Entendu comme partie civile par les juges en avril 2019, l’ancien chef de cabinet d’Emmanuel Macron avait, selon nos informations, préalablement sollicité l’accord du président de la République pour porter plainte contre Alexandre Benalla.

Interrogé, François-Xavier Lauch, qui vient d’être nommé directeur adjoint du cabinet du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, n’a, pour l’heure, pas répondu à notre sollicitation.

Placé en garde à vue le 18 janvier 2019 à la suite des révélations de Mediapart sur l’utilisation d’un premier passeport diplomatique pour voyager en Afrique et Israël après son départ de l’Élysée, l’ancien adjoint du chef de cabinet du président de la République avait déjà été mis en examen pour « usage public et sans droit d’un document justificatif d’une qualité professionnelle ».

 

Il n’avait en revanche été placé que sous le statut intermédiaire de « témoin assisté », entre la convocation comme simple témoin et la mise en examen, au sujet des accusations d’usage de faux formulées pour la première fois par le directeur de cabinet du président de la République Patrick Stzroda. « Donc nous sommes très très contents ce soir », avait réagi, au sortir du bureau du juge d’instruction, l’avocate d’Alexandre Benalla, Me Jacqueline Laffont.

Convoqué devant la commission d’enquête sénatoriale, M. Stzroda avait expliqué le 16 janvier 2019, sous serment, avoir découvert qu’Alexandre Benalla était un « un monsieur qui visiblement utilise régulièrement des faux pour obtenir un certain nombre de titres officiels ».

Le directeur de cabinet avait notamment affirmé que la demande d’un second passeport de service, seulement découverte à la suite de la publication de Mediapart, selon la présidence, aurait été faite par Alexandre Benalla au ministère de l’intérieur grâce à une lettre à en-tête du chef de cabinet de l’Élysée, mais « dactylographiée » et non signée. « Nous soupçonnons une falsification faite par M. Benalla », avait déclaré Patrick Strzoda.

En mars 2019, Mediapart avait également pu identifier d’autres documents produits par l’ex-proche collaborateur d’Emmanuel Macron sur lesquels planent des soupçons de faux (lire ici). Questionné à l’époque sur ces éléments, Alexandre Benalla n’avait pas souhaité nous répondre.

Outre le fait qu’il nie être l’auteur d’un faux, Alexandre Benalla nous dit aujourd’hui ceci : « Je constate que les violations du secret de l’instruction se poursuivent. J’ai toujours reconnu l’erreur, manifestement banale, ayant consisté à utiliser les passeports diplomatiques qui m’ont été restitués après mon départ à l’Élysée à des seules fins de fast track. J’ai choisi de remettre à la justice, par l’intermédiaire de mon conseil, tous les passeports restés en ma possession. » 

Dans un entretien accordé au JDD en décembre 2018, Alexandre Benalla s’était déclaré « satisfait que la justice puisse désormais mettre un terme aux rumeurs et aux insinuations qui courent sur [son] compte »« J’ai peut-être eu tort de me servir de ces passeports. Mais je tiens à dire que je ne l’ai fait que par confort personnel, pour faciliter mon passage dans les aéroports. En aucun cas je ne les ai utilisés pour mes affaires. Je ne vois d’ailleurs pas à quoi ils auraient pu me servir… », avait-il déclaré.

Deux ans après l’éclatement de l’affaire Benalla, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron est concerné par sept enquêtes différentes :

  • Les violences du 1er Mai : information judiciaire en cours (lire ici) ;
  • Le « selfie » armé : information judiciaire en cours (lire ici) ;
  • Les passeports diplomatiques : information judiciaire en cours (lire ici) ;
  • Les contrats russes : enquête préliminaire en cours (lire ici) ;
  • L’absence de déclaration auprès de la HATVP (Haute Autorité pour la transparence de la vie publique) : enquête préliminaire en cours ;
  • Les soupçons de « faux témoignage » devant la commission d’enquête du Sénat : enquête préliminaire en cours (lire ici) ;
  • Les soupçons d’« entrave à la manifestation de la vérité » et de disparition du contenu des coffres : information judiciaire en cours (lire ici).

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