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ABDOU FALL, MEMBRE DU SECRETARIAT EXECUTIF NATIONAL DE L’APR : «Le Pds Est La Seule Force Qui Pourrait Fédérer Une Dynamique Politique Significative»
1xnbet
20/08/2018 à 12h13 par Steven Ablam Kpoglo

Bien que membre du secrétariat exécutif national de l’Apr, l’ancien ministre sous le régime libéral et collaborateur du président Macky Sall estime que le Pds reste la seule force qui pourrait fédérer une dynamique politique significative. Dans cet entretien accordé à WalfQuotidien, Abdou Fall a également abordé le débat sur la transhumance qu’il trouve puéril. Il parle plutôt d’évolution vers un système démocratique plus mature, tourné vers la prise en charge des problématiques de développement qu’il convient de consolider.

Walf Quotidien : L’actualité c’est le lancement du Rassemblement pour la pérennisation du libéralisme  (Rapel) de  vos anciens «frères» libéraux (Souleymane Ndéne, Papa Samba Mboup…) qui vont soutenir Macky Sall pour la présidentielle de 2019. Que peuvent-ils apporter à Macky ?

Abdou FALL : Ils rejoignent la majorité avec leurs militants, leurs électeurs et leurs réseaux d’influence pour les mettre au service du candidat Macky Sall et des partis de la coalition Bby qui le soutiennent ….

Sont-ils suffisamment représentatifs dans leurs bases pour vous apporter quelque chose ?

Je suis convaincu qu’ils ont un rôle important à jouer dans la dynamique de construction de la nouvelle majorité qui sera issue de l’échéance électorale de 2019.

 Le débat vole bas entre ces derniers et leur ex frères libéraux allant même jusqu’au déballage. Quel commentaire en faites-vous ?  

Aucun commentaire ! Sinon qu’il faut assumer les ruptures. Et dans le cas d’espèce, les querelles sont tout à fait inutiles. Il faut savoir tourner des pages et aller résolument de l’avant.

Vous êtes également de l’ancien régime, vous considérez vous comme un transhumant ?

Si être ce qu’on appelle aujourd’hui transhumant, c’est quitter le camp des vaincus pour rejoindre celui des vainqueurs, je ne le suis pas. Car j’ai présenté au président Abdoulaye Wade ma démission du gouvernement et du Pds bien avant les élections de février 2012. Ce que le président Wade a accepté par une réponse écrite que je détiens dans mes archives. C’est peut être la formule du «divorce à l’amiable» dont on a convenu d’un commun accord qui dérange certains qui ne conçoivent la séparation en politique que dans la déchirure,  la théâtralisation et la dramatisation. Pour ma part, j’ai toujours réclamé et assumé mon droit à la différence, droit que je concède volontiers aux autres. Et ce n’est pas à mon âge que je vais changer… Ce n’est pas parce que je me suis séparé de Wade et du Pds que je dois me laisser aller au spectacle désolant et déshonorant des querelles et invectives qui ne présentent aucun intérêt pour les Sénégalais et n’apportent aucune valeur ajoutée au débat politique dans ce pays.

«Ce n’est pas parce que je me suis séparé de Wade et du Pds que je dois me laisser aller au spectacle désolant et déshonorant des querelles et invectives qui ne présentent aucun intérêt pour les Sénégalais.»

 Comment définissezvous donc votre soutien à Macky ?

Ceux qui ont suivi mon parcours politique avant et pendant mon engagement dans les rangs du Pds savent que j’ai défendu depuis longtemps et je continue de défendre encore l’idée que dans le contexte de nos pays qui n’ont pas achevé de construire les fondamentaux de leur développement, la stratégie du gouvernement de large union, sans exclusive, ni esprit de revanche constitue la formule de salut pour sortir nos pays de la pauvreté et du sous-développement. C’est pourquoi, je trouve tout à fait ridicule et puéril ce débat sans intérêt sur la transhumance que je considère comme l’expression tout à fait  infantile d’une certaine indigence politique. Nos enjeux de développement sont tels que c’est dans l’unité politique la plus large autour d’une plate-forme politique, économique et culturelle  de développement, adossée à une large base sociale qu’on peut donner à nos pays encore très fragiles les chances d’emprunter les voies du progrès et de l’émergence, étape vers le développement.  C’est dans cette perspective stratégique que je me situe pour soutenir la volonté politique du président Macky, d’élargir la base politique et sociale de son régime à toutes les forces qui se reconnaissent dans le programme qu’il est en train de réaliser pour l’émergence et le développement du Sénégal.

Vous êtes membre du secrétariat exécutif national de l’Apr,  êtes-vous d’accord avec les méthodes de Seydou Guèye qu’on accuse de s’enfermer dans son bureau pour faire un communiqué au nom du SEN alors que cette structure ne s’est pas réunie ?

Il faut être totalement ignorant des règles et mécanismes de fonctionnement des grands partis politiques, les partis de pouvoir en particulier, pour croire possible la publication d’un communiqué signé du porte-parole du parti sans l’avis du parti. C’est pour avoir exercé cette responsabilité auprès du secrétaire général national du Pds, Abdoulaye Wade que je crois pouvoir en parler en toute connaissance de cause.

Vous parlez d’émergence alors qu’à huit mois des élections, on constate des querelles internes au sein de l’Apr et des divisions dans les rangs de vos principaux partis alliés. Cette situation ne risque-t-elle pas de réserver des mauvaises surprises à votre candidat ?

Au niveau des partis alliés, je pense quand même que les options sont à présent stabilisées. Les groupes minoritaires dissidents ont quitté les rangs pour se replier dans le champ médiatique. Au niveau de l’Apr, l’heure est à l’unité, au rassemblement et à la mobilisation, en même temps que s’élargissent sans cesse les rangs du parti et de la coalition. On assiste à l’émergence d’une nouvelle majorité autour du Plan Sénégal émergent (Pse) et du président  Macky Sall. Cette dynamique en cours annonce une recomposition politique intéressante dont les contours se préciseront au sortir de la prochaine élection présidentielle. C’est cette évolution vers un système démocratique plus mature, tourné vers la prise en charge des problématiques de développement qu’il convient de consolider.

Il y a la volonté prêtée à votre candidat de se débarrasser de ses potentiels adversaires (emprisonnement de Khalifa Sall et exil forcé de Karim Wade à Dubaï). Partagez vous cet avis ?

Karim comme Khalifa ont été victimes de leurs partisans qui les ont entraînés dans la voie de la politisation de dossiers judiciaires qui relèvent de fautes de gestion. On les a poussés à recourir à des stratégies de défense inspirées du passé, à partir de dossiers qui non seulement étaient purement politiques mais relevaient d’un autre contexte.

Lesquels ?

C’était dans le cadre de luttes démocratiques et de crises post électorales que le président Wade et les leaders politiques de l’opposition de l’époque étaient arrêtés et jetés en prison. Karim et Khalifa ont été mis en examen sur des dossiers qui relèvent de fautes établies de gestion. L’expérience a montré que cette stratégie ne pouvait être payante et ils ont attendu trop tard pour s’en rendre compte. Je pense que ceux qui les ont poussés dans cette voie portent l’entière responsabilité de l’impasse politique dans laquelle ils sont  aujourd’hui logés.

On parle pourtant d’une instrumentalisation de la justice voire d’une corruption de la magistrature par l’exécutif avec les déclarations du leader du Fsd/Bj

En décidant de s’attaquer à la magistrature dans les termes qu’il a choisis,  j’espère qu’il a bien évalué toute la mesure des actes qu’il pose. Car il a pris l’option de quitter le terrain de l’opposition politique pour emprunter celui de la défiance de l’institution judiciaire. Ce débat est d’une autre nature. Il n’est pas le mien.

Selon vous, il est donc tenu de déférer à la convocation de la Division des investigations criminelles ?

Il est évident qu’il est soumis à cette obligation. Son immunité parlementaire, cependant, n’autorise pas qu’il soit mis en examen sans l’avis de l’Assemblée nationale. Toutefois, je peine à donner du sens à cette attitude  tout a fait contre-productive. Car, je ne pense pas qu’il puisse en tirer un quelconque gain politique.

On a constaté une nouvelle forme d’opposition avec les réseaux sociaux, la naissance de nouveaux opposants lanceurs d’alerte comme Sonko, l’ancien juge Dème qui viennent avec un nouveau discours… Cela ne va-t-il pas compliquer les choses pour votre candidat en 2019 ?

Je n’ai aucun commentaire à faire  sur l’engagement de ceux que tu viens de citer ;  ni sur les raisons profondes et la forme de cet engagement. Je fais cependant le constat qu’aucun d’eux ne se distingue par la formulation d’une offre politique alternative. Nous assistons plutôt à l’émergence de nouveaux acteurs qui s’auto-proclament comme par miracle l’incarnation de la vertu et dépositaires d’une mission de nature presque messianique. Ils partagent naturellement le trait commun de se considérer chacun comme le cow-boy solitaire dont le destin est de nous «sauver». J’ai pour ma part annoncé depuis très longtemps que l’ère des échappées solitaires est révolue. C’est plutôt dans les blocs politiques soudés autour d’une plate-forme porteuse de solutions et portée par un leadership fédérateur que se jouent les réussites politiques de nos jours. Sous ce rapport, seul le président Macky Sall réunit les conditions réelles d’un succès électoral indiscutable qui s’est vérifié à chacune des échéances électorales que nous avons traversées. Je ne vois en face aucune dynamique fédératrice de nature à remettre en cause l’hégémonie du bloc politique structuré autour de la coalition Bby et de son candidat. Le Pds est la seule force politique qui pourrait fédérer une dynamique politique significative dans l’opposition mais il en est incapable pour deux raisons insurmontables : il n’a pas de candidat et l’immaturité de la plupart de tous ces nouveaux leaders de partis combinée avec la prégnance des égos rend impossible toute possibilité d’accords lucides entre eux. C’est déjà depuis les législatives que l’opposition a raté le coche.

Pour ce qui est de Thiès, plus de six acteurs originaires de votre ville (Hadjibou, Idy, le juge Dème, Thierno Alassane Sall, Ngouda Fall Kane…) ont annoncé leur candidature pour la présidentielle de 2019. Comment comptez-vous y prendre pour faire face ?

Nous sommes, aujourd’hui, fortement majoritaires dans le département de Thiès où nous venons largement en tête au niveau des 12 communes sur les 15 que compte le département. Ces candidatures annoncées dans la ville gênent davantage Idrissa Seck qui y détenait une faible majorité relative. Nous sommes aujourd’hui assis à Thiès sur une majorité confortable avec un écart de plus de 30 mille voix lors des dernières élections. C’est cet écart que nous travaillons à consolider et à élargir. Toutes les conditions sont à présent réunies pour qu’on réussisse ce pari.

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Walf Quotidien : L’actualité c’est le lancement du Rassemblement pour la pérennisation du libéralisme  (Rapel) de  vos anciens «frères» libéraux (Souleymane Ndéne, Papa Samba Mboup…) qui vont soutenir Macky Sall pour la présidentielle de 2019. Que peuvent-ils apporter à Macky ?

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Sont-ils suffisamment représentatifs dans leurs bases pour vous apporter quelque chose ?

Je suis convaincu qu’ils ont un rôle important à jouer dans la dynamique de construction de la nouvelle majorité qui sera issue de l’échéance électorale de 2019.

 Le débat vole bas entre ces derniers et leur ex frères libéraux allant même jusqu’au déballage. Quel commentaire en faites-vous ?  

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Vous êtes également de l’ancien régime, vous considérez vous comme un transhumant ?

Si être ce qu’on appelle aujourd’hui transhumant, c’est quitter le camp des vaincus pour rejoindre celui des vainqueurs, je ne le suis pas. Car j’ai présenté au président Abdoulaye Wade ma démission du gouvernement et du Pds bien avant les élections de février 2012. Ce que le président Wade a accepté par une réponse écrite que je détiens dans mes archives. C’est peut être la formule du «divorce à l’amiable» dont on a convenu d’un commun accord qui dérange certains qui ne conçoivent la séparation en politique que dans la déchirure,  la théâtralisation et la dramatisation. Pour ma part, j’ai toujours réclamé et assumé mon droit à la différence, droit que je concède volontiers aux autres. Et ce n’est pas à mon âge que je vais changer… Ce n’est pas parce que je me suis séparé de Wade et du Pds que je dois me laisser aller au spectacle désolant et déshonorant des querelles et invectives qui ne présentent aucun intérêt pour les Sénégalais et n’apportent aucune valeur ajoutée au débat politique dans ce pays.

«Ce n’est pas parce que je me suis séparé de Wade et du Pds que je dois me laisser aller au spectacle désolant et déshonorant des querelles et invectives qui ne présentent aucun intérêt pour les Sénégalais.»

 Comment définissezvous donc votre soutien à Macky ?

Ceux qui ont suivi mon parcours politique avant et pendant mon engagement dans les rangs du Pds savent que j’ai défendu depuis longtemps et je continue de défendre encore l’idée que dans le contexte de nos pays qui n’ont pas achevé de construire les fondamentaux de leur développement, la stratégie du gouvernement de large union, sans exclusive, ni esprit de revanche constitue la formule de salut pour sortir nos pays de la pauvreté et du sous-développement. C’est pourquoi, je trouve tout à fait ridicule et puéril ce débat sans intérêt sur la transhumance que je considère comme l’expression tout à fait  infantile d’une certaine indigence politique. Nos enjeux de développement sont tels que c’est dans l’unité politique la plus large autour d’une plate-forme politique, économique et culturelle  de développement, adossée à une large base sociale qu’on peut donner à nos pays encore très fragiles les chances d’emprunter les voies du progrès et de l’émergence, étape vers le développement.  C’est dans cette perspective stratégique que je me situe pour soutenir la volonté politique du président Macky, d’élargir la base politique et sociale de son régime à toutes les forces qui se reconnaissent dans le programme qu’il est en train de réaliser pour l’émergence et le développement du Sénégal.

Vous êtes membre du secrétariat exécutif national de l’Apr,  êtes-vous d’accord avec les méthodes de Seydou Guèye qu’on accuse de s’enfermer dans son bureau pour faire un communiqué au nom du SEN alors que cette structure ne s’est pas réunie ?

Il faut être totalement ignorant des règles et mécanismes de fonctionnement des grands partis politiques, les partis de pouvoir en particulier, pour croire possible la publication d’un communiqué signé du porte-parole du parti sans l’avis du parti. C’est pour avoir exercé cette responsabilité auprès du secrétaire général national du Pds, Abdoulaye Wade que je crois pouvoir en parler en toute connaissance de cause.

Vous parlez d’émergence alors qu’à huit mois des élections, on constate des querelles internes au sein de l’Apr et des divisions dans les rangs de vos principaux partis alliés. Cette situation ne risque-t-elle pas de réserver des mauvaises surprises à votre candidat ?

Au niveau des partis alliés, je pense quand même que les options sont à présent stabilisées. Les groupes minoritaires dissidents ont quitté les rangs pour se replier dans le champ médiatique. Au niveau de l’Apr, l’heure est à l’unité, au rassemblement et à la mobilisation, en même temps que s’élargissent sans cesse les rangs du parti et de la coalition. On assiste à l’émergence d’une nouvelle majorité autour du Plan Sénégal émergent (Pse) et du président  Macky Sall. Cette dynamique en cours annonce une recomposition politique intéressante dont les contours se préciseront au sortir de la prochaine élection présidentielle. C’est cette évolution vers un système démocratique plus mature, tourné vers la prise en charge des problématiques de développement qu’il convient de consolider.

Il y a la volonté prêtée à votre candidat de se débarrasser de ses potentiels adversaires (emprisonnement de Khalifa Sall et exil forcé de Karim Wade à Dubaï). Partagez vous cet avis ?

Karim comme Khalifa ont été victimes de leurs partisans qui les ont entraînés dans la voie de la politisation de dossiers judiciaires qui relèvent de fautes de gestion. On les a poussés à recourir à des stratégies de défense inspirées du passé, à partir de dossiers qui non seulement étaient purement politiques mais relevaient d’un autre contexte.

Lesquels ?

C’était dans le cadre de luttes démocratiques et de crises post électorales que le président Wade et les leaders politiques de l’opposition de l’époque étaient arrêtés et jetés en prison. Karim et Khalifa ont été mis en examen sur des dossiers qui relèvent de fautes établies de gestion. L’expérience a montré que cette stratégie ne pouvait être payante et ils ont attendu trop tard pour s’en rendre compte. Je pense que ceux qui les ont poussés dans cette voie portent l’entière responsabilité de l’impasse politique dans laquelle ils sont  aujourd’hui logés.

On parle pourtant d’une instrumentalisation de la justice voire d’une corruption de la magistrature par l’exécutif avec les déclarations du leader du Fsd/Bj

En décidant de s’attaquer à la magistrature dans les termes qu’il a choisis,  j’espère qu’il a bien évalué toute la mesure des actes qu’il pose. Car il a pris l’option de quitter le terrain de l’opposition politique pour emprunter celui de la défiance de l’institution judiciaire. Ce débat est d’une autre nature. Il n’est pas le mien.

Selon vous, il est donc tenu de déférer à la convocation de la Division des investigations criminelles ?

Il est évident qu’il est soumis à cette obligation. Son immunité parlementaire, cependant, n’autorise pas qu’il soit mis en examen sans l’avis de l’Assemblée nationale. Toutefois, je peine à donner du sens à cette attitude  tout a fait contre-productive. Car, je ne pense pas qu’il puisse en tirer un quelconque gain politique.

On a constaté une nouvelle forme d’opposition avec les réseaux sociaux, la naissance de nouveaux opposants lanceurs d’alerte comme Sonko, l’ancien juge Dème qui viennent avec un nouveau discours… Cela ne va-t-il pas compliquer les choses pour votre candidat en 2019 ?

Je n’ai aucun commentaire à faire  sur l’engagement de ceux que tu viens de citer ;  ni sur les raisons profondes et la forme de cet engagement. Je fais cependant le constat qu’aucun d’eux ne se distingue par la formulation d’une offre politique alternative. Nous assistons plutôt à l’émergence de nouveaux acteurs qui s’auto-proclament comme par miracle l’incarnation de la vertu et dépositaires d’une mission de nature presque messianique. Ils partagent naturellement le trait commun de se considérer chacun comme le cow-boy solitaire dont le destin est de nous «sauver». J’ai pour ma part annoncé depuis très longtemps que l’ère des échappées solitaires est révolue. C’est plutôt dans les blocs politiques soudés autour d’une plate-forme porteuse de solutions et portée par un leadership fédérateur que se jouent les réussites politiques de nos jours. Sous ce rapport, seul le président Macky Sall réunit les conditions réelles d’un succès électoral indiscutable qui s’est vérifié à chacune des échéances électorales que nous avons traversées. Je ne vois en face aucune dynamique fédératrice de nature à remettre en cause l’hégémonie du bloc politique structuré autour de la coalition Bby et de son candidat. Le Pds est la seule force politique qui pourrait fédérer une dynamique politique significative dans l’opposition mais il en est incapable pour deux raisons insurmontables : il n’a pas de candidat et l’immaturité de la plupart de tous ces nouveaux leaders de partis combinée avec la prégnance des égos rend impossible toute possibilité d’accords lucides entre eux. C’est déjà depuis les législatives que l’opposition a raté le coche.

Pour ce qui est de Thiès, plus de six acteurs originaires de votre ville (Hadjibou, Idy, le juge Dème, Thierno Alassane Sall, Ngouda Fall Kane…) ont annoncé leur candidature pour la présidentielle de 2019. Comment comptez-vous y prendre pour faire face ?

Nous sommes, aujourd’hui, fortement majoritaires dans le département de Thiès où nous venons largement en tête au niveau des 12 communes sur les 15 que compte le département. Ces candidatures annoncées dans la ville gênent davantage Idrissa Seck qui y détenait une faible majorité relative. Nous sommes aujourd’hui assis à Thiès sur une majorité confortable avec un écart de plus de 30 mille voix lors des dernières élections. C’est cet écart que nous travaillons à consolider et à élargir. Toutes les conditions sont à présent réunies pour qu’on réussisse ce pari.

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