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A la retraite depuis 2013, le Directeur de la DAF toujours en poste
08/01/2019 à 11h22 par T. Adj

L’opposition s’inquiète de la position catégorique du chef de l’Etat, Macky Sall qui refuse de remplacer son ministre de l’Intérieur. Mais l’autre inquiétude est le maintien du Directeur de l’automatisation du fichier, le Commissaire Ibrahima Diallo, à la retraite depuis 6 ans.

A un mois de la présidentielle du 24 février 2019, le chef de l’Etat, Macky Sall refuse de remplacer son ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille. Alors qu’il s’agit d’une des plus grandes exigences de l’opposition pour une présidentielle transparente, crédible et libre. Ainsi, Macky Sall refuse à l’opposition ce qu’il a exigé de son prédécesseur, Me Abdoulaye Wade avant la présidentielle de 2012. Dans un débat télévisé, l’actuel locataire du palais et ancien candidat à la présidentielle avait insisté sur la nécessité de faire remplacer le ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom. Seule condition, selon lui, pour l’organisation d’une présidentielle crédible et transparente.

Cependant, ce qui est le plus inquiétant dans le processus électoral actuel reste le maintien du commissaire Ibrahima Diallo à la tête de la stratégique Direction de l’automatisation du fichier. Ce dernier est à la retraite depuis 2013.  Dans une contribution rendue publique, Seybani Sougou dénonçait la rétention des cartes d’électeur et engageait la responsabilité pénale du Directeur de la Daf. Selon lui, si le rapport des Experts de l’Union européenne (Mission d’audit du fichier électoral, Mafe) n’a pas fait l’objet d’une attention particulière à l’époque, c’est parce que dès sa publication le 26 février 2018, les partisans du régime se sont épanchés dans les médias, pour circonscrire l’audit sur l’unique angle de la fiabilité du fichier électoral.  A l’en croire, la conclusion des experts de la Mafe sur 1 volet de l’Audit précisant que «le fichier électoral, bien que perfectible, est cohérent, de bonne qualité, et constitue une base solide pour l’organisation de prochaines élections» a fait l’objet d’une intense campagne de désinformation de la part du régime qui n’a extrait du rapport qu’un seul point, la fiabilité du fichier. «Une lecture attentive des 97 pages du rapport de la Mafe prouve que cette démarche est fausse, sélective et parcellaire. Le camouflage des révélations compromettantes du rapport de la Mafe (dispositif inédit de fraude par détournement des procédures par la Direction de l’automatisation du fichier en amont du scrutin du 30 juillet 2017, et révélation sur les pratiques illégales de maires fraudeurs) n’échappe pas à la vigilance des citoyens», a-t-il souligné.

Cena écartée par le passé

Poursuivant ses analyse, il relève que le Directeur de la Daf doit être arrêté et traduit en justice pour les infractions suivantes : violation de l’article 3 de la Constitution (atteinte grave et délibérée au droit de vote), et violation de l’article L 11.5 du code électoral qui relève du délit d’entrave à l’exercice d’une mission d’un organe indépendant (Cena) chargé du contrôle et de la supervision des opérations électorales. Au-delà du Directeur de la Daf, poursuit-il, une enquête doit être diligentée pour identifier les donneurs d’ordre de cette décision illégale (fraude indirecte par détournement de procédure) qui a faussé les résultats du scrutin du 30 juillet 2017, une élection qui n’est ni transparente, ni sincère, ni démocratique, encore moins crédible. «Un des scandales mis en exergue par la Mafe réside dans le fait que la Cena ait été entravée et dépouillée de l’une de ses prérogatives essentielles en matière électorale (supervision de la distribution des cartes d’électeur). Pour choisir librement leurs gouvernants, les citoyens doivent pouvoir exercer leur Droit de vote. Cette exigence préalable (mise à disposition des cartes d’électeur aux ayants droit) n’a pas été satisfaite, car le ministère de l’Intérieur a géré l’édition, le tri, et l’expédition en vrac des cartes d’électeur aux autorités administratives, sans aucune supervision de la Cena. L’organe a été complètement écarté du processus (cf pages 74 et 75) », a-t-il dénoncé. En effet, aucun texte de la fonction publique ne prévoit cette longévité en tant que fonctionnaire à la retraite. Selon de nombreux observateurs, il est maintenu à ce poste par la volonté du chef de l’Etat, Macky Sall. Avant sa nomination à la Daf, Ibrahima Diallo avait été muté, en Espagne comme consul du Sénégal à Madrid.

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L’opposition s’inquiète de la position catégorique du chef de l’Etat, Macky Sall qui refuse de remplacer son ministre de l’Intérieur. Mais l’autre inquiétude est le maintien du Directeur de l’automatisation du fichier, le Commissaire Ibrahima Diallo, à la retraite depuis 6 ans.

A un mois de la présidentielle du 24 février 2019, le chef de l’Etat, Macky Sall refuse de remplacer son ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille. Alors qu’il s’agit d’une des plus grandes exigences de l’opposition pour une présidentielle transparente, crédible et libre. Ainsi, Macky Sall refuse à l’opposition ce qu’il a exigé de son prédécesseur, Me Abdoulaye Wade avant la présidentielle de 2012. Dans un débat télévisé, l’actuel locataire du palais et ancien candidat à la présidentielle avait insisté sur la nécessité de faire remplacer le ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom. Seule condition, selon lui, pour l’organisation d’une présidentielle crédible et transparente.

Cependant, ce qui est le plus inquiétant dans le processus électoral actuel reste le maintien du commissaire Ibrahima Diallo à la tête de la stratégique Direction de l’automatisation du fichier. Ce dernier est à la retraite depuis 2013.  Dans une contribution rendue publique, Seybani Sougou dénonçait la rétention des cartes d’électeur et engageait la responsabilité pénale du Directeur de la Daf. Selon lui, si le rapport des Experts de l’Union européenne (Mission d’audit du fichier électoral, Mafe) n’a pas fait l’objet d’une attention particulière à l’époque, c’est parce que dès sa publication le 26 février 2018, les partisans du régime se sont épanchés dans les médias, pour circonscrire l’audit sur l’unique angle de la fiabilité du fichier électoral.  A l’en croire, la conclusion des experts de la Mafe sur 1 volet de l’Audit précisant que «le fichier électoral, bien que perfectible, est cohérent, de bonne qualité, et constitue une base solide pour l’organisation de prochaines élections» a fait l’objet d’une intense campagne de désinformation de la part du régime qui n’a extrait du rapport qu’un seul point, la fiabilité du fichier. «Une lecture attentive des 97 pages du rapport de la Mafe prouve que cette démarche est fausse, sélective et parcellaire. Le camouflage des révélations compromettantes du rapport de la Mafe (dispositif inédit de fraude par détournement des procédures par la Direction de l’automatisation du fichier en amont du scrutin du 30 juillet 2017, et révélation sur les pratiques illégales de maires fraudeurs) n’échappe pas à la vigilance des citoyens», a-t-il souligné.

Cena écartée par le passé

Poursuivant ses analyse, il relève que le Directeur de la Daf doit être arrêté et traduit en justice pour les infractions suivantes : violation de l’article 3 de la Constitution (atteinte grave et délibérée au droit de vote), et violation de l’article L 11.5 du code électoral qui relève du délit d’entrave à l’exercice d’une mission d’un organe indépendant (Cena) chargé du contrôle et de la supervision des opérations électorales. Au-delà du Directeur de la Daf, poursuit-il, une enquête doit être diligentée pour identifier les donneurs d’ordre de cette décision illégale (fraude indirecte par détournement de procédure) qui a faussé les résultats du scrutin du 30 juillet 2017, une élection qui n’est ni transparente, ni sincère, ni démocratique, encore moins crédible. «Un des scandales mis en exergue par la Mafe réside dans le fait que la Cena ait été entravée et dépouillée de l’une de ses prérogatives essentielles en matière électorale (supervision de la distribution des cartes d’électeur). Pour choisir librement leurs gouvernants, les citoyens doivent pouvoir exercer leur Droit de vote. Cette exigence préalable (mise à disposition des cartes d’électeur aux ayants droit) n’a pas été satisfaite, car le ministère de l’Intérieur a géré l’édition, le tri, et l’expédition en vrac des cartes d’électeur aux autorités administratives, sans aucune supervision de la Cena. L’organe a été complètement écarté du processus (cf pages 74 et 75) », a-t-il dénoncé. En effet, aucun texte de la fonction publique ne prévoit cette longévité en tant que fonctionnaire à la retraite. Selon de nombreux observateurs, il est maintenu à ce poste par la volonté du chef de l’Etat, Macky Sall. Avant sa nomination à la Daf, Ibrahima Diallo avait été muté, en Espagne comme consul du Sénégal à Madrid.

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